Ligne à Grande vitesse
Sud-Europe-Atlantique (LGV-SEA)
Paris Bordeaux et au delà ves Toulouse,l'Espagne et le Portugal
(Sources : R.F.F.Wikipedia)
Les Projets
Le projet "LGV Sud Europe Atlantique" consiste à construire, en première étape, une ligne nouvelle entre Tours et Bordeaux, prolongeant la ligne à grand vitesse qui arrive à Tours, pour y faire circuler des TGV à plus de 300 km/h, libérant ainsi la ligne actuelle qui pourra accueillir davantage de trafic fret et de trains régionaux.
À terme, cette liaison doit se prolonger vers la péninsule ibérique, pour rejoindre Madrid et Lisbonne. Il s’agit d’un maillon indispensable pour assurer la connexion des régions du sud atlantique avec le réseau nord européen à grande vitesse, en desservant notamment Paris, Londres, Bruxelles, Amsterdam.
Ligne Tours/Bordeaux
C'est un projet ambitieux qui consiste à construire 303 km de ligne à grande vitesseIl a pour objectifs de :
- Mettre Bordeaux à 2h05 de Paris sur la base d’une vitesse commerciale de 300 km/h générant de 3,6 à 5 millions de voyageurs supplémentaires par an.
- se raccorder au niveau de Poitiers avec la LGV future Poitiers Limoges.- S’ouvrir vers le sud de l’Europe et la péninsule ibérique par la façade atlantique.
- Libérer la ligne existante pour les trains de marchandises (augmentation du fret de 20% soit + 2,4 millions de tonnes par an à la mise en service) et les TER (+ 400 à 550 000 voyageurs à la mise en service).
- Favoriser le transfert de la route et de l’aérien vers le rail.
Calendrier prévisionnel :
2012 : Début des travaux
2017 : Mise en serviceTracé : (voir carte ci-dessus)
La ligne à grande vitesse Tours/Bordeaux c'est :
- 340 km de lignes nouvelles entre Tours et Bordeaux dont 302 km de lignes à grande vitesse et 38 km de raccordements au réseau ferré classique,
- 3 régions traversées : Centre, Poitou-Charentes, Aquitaine,
- 6 départements traversés : Indre-et-Loire, Vienne, Deux-Sèvres, Charente, Charente-Maritime et Gironde.- Un raccordement au niveau de Poitiers avec une future ligne à grande vitesse .allant de poitiers à Limoges qui permettra de désenclaver la partie Centre-Sud-Ouest du Massif Central
Financement :
Le montant de l’opération est estimé à 7.8 milliards d’euros. Le projet est financé dans le cadre d’un contrat de partenariat public-privé sous forme d’une concession.
La société concessionnaire est le groupement LISEA piloté par VINCI associé à la Caisse des Dépôts ainsi qu’à AXA.
Il s’agit de la plus grande concession ferroviaire d’Europe.
Echéance :
Début des travaux : premier semestre 2012
Mise en service : mi-2017Les grandes étapes du projet
Historique :
Jeudi 17/03/2011 : Réunion des cofinanceurs de la LGV SEA
Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, et Thierry Mariani, secrétaire d'Etat chargé des Transports, ont réuni le 10 mars dernier les collectivités territoriales concernées par le financement du tronçon central Tours-Bordeaux de la ligne ferroviaire à grande vitesse Sud Europe Atlantique, en présence du président de RFF, Hubert du Mesnil.
Les discussions ont notamment porté sur les financements d’ores-et-déjà mobilisés et sur ceux encore en attente de confirmation. La contribution de l’Etat et des collectivités territoriales s’élèvera à 2 992 M€* sur un montant total d’investissement de 6 703 M€. L’État a confirmé sa participation, via l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), à hauteur de 1 505 M€*. Les signatures de la convention de financement sont attendues dans les meilleurs délais, et au plus tard au début du mois d’avril.
La signature de la convention de financement permettra à RFF de signer le contrat de concession avec le concessionnaire sur la base des conditions économiques fixées
Jeudi 16/06 2011 : signature avec Vinci du contrat de concession
Le contrat de concession pour la future ligne à grande vitesse Sud-Europe Atlantique (LGV SEA) entre Tours et Bordeaux a été signé le 16 juin par la société concessionnaire LISEA et Réseau Ferré de France.
Ce contrat d’une durée de 50 ans, porte sur le financement, la conception, la construction, l’exploitation et la maintenance de la LGV SEA Tours-Bordeaux. L’opération représente un investissement total de 7,8 milliards d’euros pour la LGV la plus longue jamais financée en partenariat public-privé (PPP) en Europe.
La conception et les travaux sous maîtrise d’ouvrage du concessionnaire LISEA ont été confiés au groupement d’entreprises COSEA, piloté par VINCI Construction et composé également d’Eurovia, du pôle Energies de VINCI, associées à BEC, NGE, TSO, Ineo, INEXIA, Arcadis et Egis Rail.
La durée contractuelle de réalisation des travaux est de 73 mois. Les travaux débuteront au premier semestre 2012. L’exploitation et la maintenance de la ligne seront assurées par la société MESEA, dont l’actionnariat est partagé entre VINCI Concessions (70%) et INEXIA (30%).LISEA (société concessionnaire) sera rémunérée par les redevances liées au trafic versées par les entreprises opérant les trains aptes à la grande vitesse qui circulent sur la ligne nouvelle.
Un financement public-privé pour un total de 7,8 milliards d’euros
La contribution de LISEA au plan de financement de la concession s’élève à 3,8 milliards d’euros et comprend :
772 millions d’euros d’apport en fonds propres des actionnaires de LISEA pour un montant préfinancé par les banques commerciales et la Banque Européenne d’Investissement,
1 060 millions d’euros de dette bancaire garantie par l’Etat,
612 millions d’euros de dette bancaire non garantie.
757 millions d’euros apportés par le Fonds d’épargne géré par la Caisse des dépôts garantis par Réseau Ferré de France,
400 millions d’euros de crédit de la Banque Européenne d’Investissement garanti par l’Etat,
200 millions d’euros de crédit de la Banque Européenne d’Investissement non garanti,La Banque européenne d’investissement (BEI) apporte un financement total de 1,2 milliard d’euros en intégrant la dette sénior, la part du crédit relais fonds propres financée par la banque ainsi que la garantie LGTT (Loan Guarantee on TEN-T projects), instrument mis en place conjointement par la Banque et la Commission Européenne. C’est le premier prêt de cette envergure accordé par la BEI en France.
La contribution des Fonds d’épargne d’un montant de 757 millions d’euros sur 40 ans constitue le prêt le plus important accordé par la Caisse des Dépôts à ce jour au titre des prêts sur fonds d’épargne.
Cette opération bénéficie du dispositif de Garantie de l’Etat mis en place dans le cadre du Plan de Relance en 2009 pour favoriser les grands projets prioritaires financés en PPP.
Le plan de financement de la concession comprend également une subvention publique versée par l’Etat, les collectivités locales et l’Union européenne associées au financement qui s’élève à près de 3 milliards d’euros et une contribution de Réseau Ferré de France de l’ordre de 1 milliard d’euros.
Réseau Ferré de France, en tant que gestionnaire du réseau ferré national, va en effet bénéficier des revenus supplémentaires qu’apportera la nouvelle ligne à grande vitesse sur les tronçons adjacents à travers un développement du trafic sur l’ensemble de l’axe entre Paris et Bordeaux. Réseau Ferré de France investit en outre près de 1 milliard d’euros pour les travaux d’aménagement du réseau existant (raccordements entre la concession et le réseau existant, aménagement de capacité en amont de la gare de Bordeaux, centre de régulation des circulations, adaptation de l’alimentation électrique, etc).
Lignes Bordeaux Toulouse et Bordeaux Hendaye : (G.P.S.O.)
Préambule :
Le prolongement de la L.G.V Paris/Tours/Bordeaux vers l’Espagne d’une part et en direction de Toulouse d’autre part comporte, au départ de Bordeaux, un tronc commun dans le but de limiter les impacts sur l’environnement puis 2 branches, l’une se dirigeant sur l’Espagne et l’autre vers Toulouse.
Ce projet ; c’est 450 km de lignes nouvelles.
Un comité de pilotage des Grands Projets du Sud-Ouest*(G.P.S.O.) s’est réuni le 31 mai 2010 à Bordeaux dans le but de retenir un fuseau de 1000 mètres de large environ sur l’ensemble des deux lignes nouvelles.
carte des fuseaux retenus le 31 mai 2010 : Cliquez ici
Le programme des études et de concertation, est mis en place. Un Comité de pilotage devrait poursuivre les objectifs suivants :
- Définition d’un tracé dans une bande de 500 mètres maximum.
- Aménagement de la ligne existante Bordeaux - Hendaye.
- Validation du bilan socio-économique.Pour cette nouvelle étape, la concertation avec les acteurs locaux va se poursuivre et s’enrichir afin de répondre encore davantage aux préoccupations et enjeux des territoires.
A la fin de l’année 2011, la mise à l’enquête d’utilité publique va être lancéeLigne nouvelle Bordeaux/Espagne :
Ce sera une ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Dax puis une ligne mixte fret/voyageurs connectée au futur réseau à grande vitesse espagnol.
Il est à noter que l’axe ferroviaire Paris, Bordeaux, Valladolid, Madrid est considéré comme l‘un des axes stratégiques du réseau ferroviaire européen reliant la péninsule ibérique au reste de l’Europe par la façade atlantique.Ligne nouvelle Bordeaux/Toulouse :
Cette ligne présente la particularité de compléter le réseau radial des lignes à grande vitesse tout en constituant le premier tronçon du réseau transversal du Grand Sud-Ouest reliant Bordeaux et l’Aquitaine à la Méditerranée.
Elle répond à 3 objectifs :- Augmenter le trafic des voyageurs par fer entre Toulouse et Paris.
- Faciliter les relations entre Bordeaux, l’Aquitaine et la Méditerranée.
- Permettre aux villes de taille moyenne situées entre Toulouse et Bordeaux l’accès à la grande vitesse: (Agen et Montauban principalement).