(sources;RFF,
La Vie du Rail, presse franco-espagnole)
Introduction
La section de ligne à grande vitesse entre Perpignan et Figueras
, terminée et inaugurée le 17 février 2009, se
termine actuellement en cul de sac côté espagnol.
La
liaison Paris/Barcelonne par TGV est annoncée au plus tôt
pour 2013 après la réalisation de grand travaux pour
prolonger jusqu 'à Barcelone la ligne à grande vitesse
.
Côté
français;
- le contournement de Nîmes et Montpellier qui nécessite
de gros travaux ne devrait être terminé qu'en 2015.
-
un projet de ligne à grande vitesse Montpellier/Perpignan
est actuellement à l' étude.
- Il
devrait être possible toutefois dans 4 ans d' aller en 55 minutes
de Perpignan à Barcelone.
En attendant et, en raison d'un prolongement actuellement en cours
de réalisation de la ligne TGV jusqu'en gare de Figueras
;
il
devrait être possible fin 2010/début 2011 de gagner 1h20
sur le trajet Paris-Barcelone. (Cette organisation nécessitera
cependant un transbordement en gare de Figueras).
Contournement de Nîmes et Montpellier
Du côté français, si les travaux de Perpignan
sont maintenant terminés ; le contournement de Nîmes
et Montpellier, en attente de réalisation, d' un coût
estimé à 1.4 milliard d'euros, nécessite la construction
d' une trentaine de ponts dans le département de l'Hérault
Il
tient compte des problèmes d' environnement : respect de l'
eau de la faune et de la flore, préservation des zones agricoles
et viticoles et du patrimoine culturel ,touristique et de loisirs
Il tente de réduire les impacts liés au passage de cette ligne qui
occupe , en moyenne, une largeur d' emprise foncière de 70m.
De Villeneuve-lès-Maguelone à Lattes, la traversée de la zone inondable
de la Mosson, du Lantissargues, du Lez surtout et de la Lironde est
un problème majeur et coûteux.
Le
contournement de Nîmes et Montpellier, réalisé
en contrat de partenariat public-privé, c'est :
- 60 km de double voie pour le contournement proprement dit (de Manduel
à Lattès).
- 10 km de double voie pour le raccordement avec la ligne de la rive
droite du Rhône.
- 10 km de double voie pour les autres raccordements : (Saint-Brès,
Lattes et Manduel).
C'est aussi la mise en place d’un double système de signalisation
:
-
latérale « classique » pour les trains de fret
-
dispositif embarqué (ERTMS niveau 2) correspondant au nouveau
standard européen pour lesT.G. V.
calendrier :
- 2009 : appel à candidatures et consultation
- 2010-2011 : contractualisation
- 2015 : mise en service de la ligne
Dans sa séance du 12 mars 2009 ; le conseil d'administration
de R.F.F. a approuvé un investissement de 17.8 millionsd'euros
dont 12.9 millions pour l'année 2009.
18/12/2009 :Communiqué de Presse du ministère de l'écologie
- Appel d'offres
Jean-Louis
BORLOO, ministre d’État, ministre de l’Écologie,
de l’Énergie, du Développement durable et de la
Mer, en charge des Technologies vertes et des Négociations
sur le Climat, et Dominique BUSSEREAU, Secrétaire d’État
chargé des Transports, ont lancé ce jour, avec Réseau
Ferré de France (RFF), l’appel d’offres pour le
contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier qui sera réalisé
en partenariat public-privé.
Le coût de cette ligne, d’environ 71 kilomètres,
est évalué à environ 1,6 milliard d’euros.
Elle est conçue pour une circulation mixte de transport ferroviaire
de voyageurs et de fret.
Le
lancement de cet appel d’offres intervient après la signature,
le 2 décembre dernier, d’un accord sur le financement
du projet entre l’État, le Conseil régional de
Languedoc-Roussillon, le Conseil général du Gard, la
Communauté d’agglomération de Montpellier, la
Communauté d’agglomération de Nîmes Métropole
et Réseau Ferré de France.
Jean-Louis
BORLOO et Dominique BUSSEREAU saluent le lancement de ce projet emblématique
du Grenelle Environnement et de l’engagement national pour le
fret ferroviaire annoncé par les ministres le 16 septembre
2009 et remercient les collectivités qui se sont engagés
aux côtés de l’État et de RFF.
Ce
projet participe également à la relance de l’économie.
En effet, à l’issue de la procédure de sélection
du groupement privé qui réalisera cette infrastructure,
le contrat de PPP sera signé et les travaux pourront débuter
dès 2011.
Ce
seront ainsi 5 grands projets de lignes à grande vitesse (LGV)
qui seront en travaux en 2011 :
- la branche Est de la LGV Rhin-Rhône entre Dijon et Mulhouse,
- la LGV Est Européenne en direction de Strasbourg,
- la LGV Sud Europe Atlantique entre Tours et Bordeaux,
- la LGV Bretagne Pays de la Loire entre Le Mans et Rennes,
- le contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier.
Ce
programme correspond à près de 100 000 emplois pendant
5 années de travaux.
Projet
d'une nouvelle ligne Montpellier-Perpignan:
La
Commission nationale de débat public(C.N.D.P.) a décidé
le 3 septembre 2008 d'organiser un débat public sur le
projet ferroviaire d'une ligne nouvelle Montpellier/Perpignan.
Après
étude préalable , ce débat public a été
organisé du 3 mars au 3 juillet 2009
Cette
ligne fait l'objet d'une étude approfondie par R.F.F..
Elle
pourrait être mise en service en 2020.
Pour
en savoir plus ,cliquez sur :
Prolongement
en Espagne de la ligne à grande vitesse :
La
fin des travaux de la ligne Perpignan Barcelone est programmée
au plus tôt pour 2013 .
Des travaux sont actuellement en cours afin de
prolonger jusqu'à la gare de Figueras la section de ligne
TGV.actuellement construite et qui se termine en cul de sac côté
espagnol.
Le chaînon manquant
pour rejoindre la gare de Figueras, d'une longueur de 5 km , serait
terminé fin 2010/début 2011 et nécessite
le percement d'un tunnel.
Dans quelques mois les TGV au départ de
Perpignan pourront donc arriver en gare de FIgueras où
une correspondance sur Barcelone sera alors
assurée avec un train espagnol.
Ce prolongement permettra de gagner 50 minutes
sur la relation Perpinan Figueras et soulagera la ligne actuelle
Perpignan Figueras via le point frontière de Cerbere/Port-Bou.
Deux
aller et retour sont prévus permettant de relierParis
à Barcelone en 7h20 contre 8h40 actuellementgrace
à cette correspondance à Figueras
Lorsque
la voie nouvelle, qui sera au même écartement que
les lignes françaises, sera achevée jusqu'à
Barcelone en 2012 ou 2013, les trains à grande vitesse
Paris-Barcelone seront exploités par une filiale commune
de la SNCF et de la Renfe, que Guillaume Pepy a comparé
à un "Eurostar franco-espagnol de la grande vitesse".
Ils
devraient faire le trajet en cinq heures 35 minutes.
Quant
aux trains de fret ; il semble que l'on s'achemine de plus en
plus vers l'installation d'un 3ème rail de Port Bou à
Barcelonne afin de relier le port de Barcelonne au réseau
ferroviaire à écartement classique européen.
Devant
les contraintes techniqes de signalisation( 3 systèmes
différents) et une déclivitée importante
(18‰ ) ; la L.G.V. Perpignan-Barcelone, prévue à
l'origine pour un trafic mixte, ne serait donc pas utilisée
pour l'acheminement du fret.
Actuellement
seulement 4% du fret arrivant au port de Barcelone par voie maritime
est acheminé ensuite par fer ; un transfert important vers
le ferroviaire est donc souhaitable.
De
plus, dans la concurrence que livre Barcelone aux ports de la
mer du Nord (Rotterdam et Anvers) l'accueil des pôrte-conteneurs
en provenance de Chine deviendrait possible si une bonne desserte
ferroviaire, sans transbordement au point frontière franco-espagnol,
était assurée.
C'est
ce que semble souhaiter le port de Barcelone
Construction
de la fure gare TGV de Barcelone :
Le
financement de la future gare TGV de Barcelone, La Sagrera,
qui conditionne l' utilisation réelle de la ligne entre
Perpignan et la capitale catalane, semble être résolu
.
Le
ministre espagnol des transports, le gouvernement de la "Generalitat
de Catalunya" et la ville ont en effet conclu un accord
le 21 mai 2009.
Le ministre-conseiller des Travaux Publics Joaquin Nadal a en
effet suggéré ,en début de l'année
2009 , que l' effondrement du prix du foncier soit mis à
profit pour engager les travaux nécessaires, avec les
enveloppes budgétaires prévues dans le cadre du
statut d' autonomie catalan de 2006, selon lequel l' État
espagnol doit investir dans les infrastructures en Catalogne
du Sud.
Ce
sera l'opération urbaine et d' infrastructures la plus
importante imaginée à Barcelone depuis les Jeux
Olympiques de 1992.
La gare, conçue pour
accueillir 100 millions de voyageurs par an. sera reliée à la
ville par 2 lignes de métro
Ce sera probablement
le projet ferroviaire le plus ambitieux d'Europe et le plus
grand édifice de la ville : 444.000 m2 pour la gare , 5 niveaux,
145 m de hauteur .
La liaison avec la gare actuelle du
sud (Barcelone Sants) et la gare future de La Sagrera nécessite
le percement d'un tunnel de 5.6 Km
L'inauguration est prévue
pour 2014
Réunion à
Montpellier le 5 mars 2009 de 8 villes de Catalogne et du sud
de la France
Huit
villes du sud de la France et de la Catalogne espagnole (Barcelone,
Béziers, Figueras, Gérone, Montpellier, Narbonne,
Perpignan, Toulouse) se sont réunies le 5 mars 2009 à
Montpellier pour renouveler leur engagement en faveur d' une
réalisation rapide de la liaison ferroviaire à
grande vitesse (LGV) entre la France et l' Espagne.
Les
élus des huit villes ont signé une déclaration
dans laquelle ils réaffirment leur attachement à
une réalisation complète et rapide de la liaison
à grande vitesse entre Barcelone et Nîmes, maillon
essentiel du réseau ferroviaire européen à
grande vitesse.
«C'est
dans nos villes que résident les citoyens à même
d' utiliser ces lignes», a souligné Hélène
Mandroux, maire de Montpellier, pour justifier la démarche
commune engagée par les huit collectivités